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Grâce à l’amitié, la volonté a convaincu
le génie !

Le mot du metteur en scène.

Il s’agit moins de mettre en lumière deux monuments de l’Histoire que deux cœurs battants. Avec les sentiments très forts de cette pièce j’ai essayé de construire l’histoire et donner aux personnages leur raison d’être. Amitié, déception, colère, désillusions, fierté, amour, trahison, etc… Au-delà de l’histoire vraie, et du conflit qui a opposé Clemenceau et Monet sur les Nymphéas, il s’agit de deux hommes qui, sous leurs  masques de pouvoir, artistique et politique, sont confondus dans leurs sentiments l’un vers l’autre, dans l’impossibilité souvent de les formuler, dans la difficulté de pouvoir les gérer au point de se laisser submerger. Monet c’est l’artiste, le vrai, qui n’a aucune arrogance et qui se permet de douter quand sa vue se trouble. C’est un cabochard, mais ça reste un ami, le vrai aussi. De la tendresse qu’éprouve Clemenceau pour sa cuisinière Clotilde qu’il malmène et rudoie, de l’amour qu’il porte à Marguerite avec tout l’embarras de le lui avouer, il n’en devient que plus tendre, sensible et ridicule en voulant cacher sa faiblesse. J’ai voulu travailler là-dessus, oubliant un peu la bête politique qui gouverna la France aux pires heures de son Histoire. C’est le cœur d’un homme, que seule la raison mène, et qui par orgueil souffre de ne pouvoir dire simplement qu’il aime, qu’il m’a plu de porter à la scène. Chacun de nous éprouve des difficultés pour se dire, mettre en avant ses désirs, libérer ses émotions. C’est un acte courageux car il nous met à nu devant l’autre, ouvrant notre cœur – geste intrinsèquement profond, résistant pour la gent masculine – et acceptant d’être ce que nous sommes. C’est cela que j’ai voulu, au-delà de l’histoire, mettre en avant et faire résonner, et non raisonner, au long de ce spectacle.

Philippe Madral, l’auteur de la pièce Est un chercheur en sociologie et science politique ?… oui, mais ça c’était de 1966 à 1971. Docteur en Histoire. Ca aussi c’est de l’histoire (1970), mais ça marque. Bref, dès 1971, il se met à écrire et à mettre en scène. La mise en scène du Chevalier au pilon flamboyant de A. Domenico lui vaut le prix de l’Humour noir. Il dirige ensuite le Centre dramatique du Nord où il met en scène sa première pièce Dehors Dedans. Il crée ensuite une collection de production théâtrale. A Paris, de 1973 à 1986, c’est une succession de pièces qu’il écrit, met en scène, adapte avec 2 participations au Festival d’Avignon (1980 et 1981). Finalement quoi en 1986, mise en scène de Patrick Chesnais. Et  puis… plus rien pendant trente ans…enfin… au théâtre, parce que pour le cinéma et la télé, il écrit moult  scénarii, et puis des romans. (Tiens ! à propos, le dernier ( 2020) est un véritable thriller, Une  Sorcière à La Cour,). Avec sa femme Jenny Arasse, comédienne, il fonde une compagnie, Le Théâtre du Dedans. En 2007, une nouvelle pièce qu’il met en scène, Effets de nuit. L’œuvre de Madral est publiée aux éditions Actes Sud, stock et Seuil. Aujourd’hui, après La Colère du Tigre, ce sont deux nouveaux duos qui sont en création…oui, encore des monstres sacrés et aussi un sacré monstre. En savoir plus…

Thierry Piguet, le metteur en scène, d’abord diplômé de l’Ecole de Commerce de Genève en 1982, il se forme à l’Ecole d’Art Dramatique Périmony en 1988 à Paris, puis revient à Genève pour mettre son apprentissage au service de son art. De formation classique, par les cours qu’il a suivi, tant de François Baulieu de la Comédie française, que de Rosine Rochette du Théâtre de la Cartoucherie (Ariane Mnouchkine) ou de Dominique Virton (Compagnie Renaud-Barrault), il allie ses connaissances du répertoire et ses compétences techniques acquises ces dernières années, à sa passion du théâtre. Il a joué dans une vingtaine de pièces, dont Le Prince de Genève de J.-C. Blanc, Romulus le Grand de Dürrenmatt, Frédéric de Robert Lamoureux, Drôle de jeu de R. Lapierre, Conversation après un enterrement de Y. Reza, Calderon de P.-P- Pasolini et dernièrement dans Riverside Drive de Woody Allen puis Une Valse pour Genève, spectacle du bicentenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération, Votre Maman de Jean-Claude Grumberg. En 2018, il interprète Un Juif pour l’exemple de Jacques Chessex, (en tournée actuellement) et on le voit dans La grande et fabuleuse Histoire du Commerce de J. Pommerat. En 2019, il enchaîne dans le comique tendre avec Momo de Sébastien Thiéry et met en scène Rixe et les Rouquins de J.-C. Grumberg. 2020, au Théâtre de l’Alchimic il joue le père dans Comédie sur un quai de gare de S. Benchetrit. Parallèlement, à cette riche affiche de comédien, il met en scène plus de vingt spectacles de 1988 à ce jour, notamment avec sa Compagnie du Tards, et poursuit une activité de formateur en communication. En savoir plus…

Jean-Pierre Gos, Monet, est un comédien romand de 71 ans qu’on ne présente plus. Diplômé de l’ESAD, sa carrière tant théâtrale, que cinématographique et audiovisuelle est « énorme » comme dirait un camarade nommé Fabrice Luchini   Au cinéma, il joue dans plus de quarante films  de réalisateurs suisses et internationaux. A la télévision, il participe depuis 1983 à une trentaine de séries. Au théâtre Plus de 50 pièces

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Maria Mettral, Marguerite, …qui adoucit  la colère du tigre ? Née à Genève, après sa formation à l’Ecole Supérieure d’Art dramatique de Genève, elle débute sur la scène du Théâtre de Carouge en 1981 dans Cyrano de Bergerac (en bonne sœur) sous la direction de Georges Wod. Suivront la même année le rôle de Sally dans l’Opéra de Quat’Sous dirigé par A Godel, l’Empoignade de G. Houloubek et La Vie Parisienne mise en scène par G. Wod. De 83 à ce jour, elle enchaîne une quarantaine de spectacles. Parmi les classiques, elle joue Molière, Shakespeare, H. v. Kleist, Tchekhov, en passant par Musset et Beaumarchais avec des mises en scène de Séverine Bujard, Richard Vachoud, André Steiger et Michel Duchaussoy. Notons pour les auteurs du XXe siècle qu’elle est aussi dans des œuvres mythiques telles que La Mort accidentelle d’un Anarchiste de Dario Fo, ou encore 8 Femmes de Robert Thomas. Durant ces quatre dernières années, elle est Fernande dans La Bonne Planque (succès « bourvilesque » des années 60), Camille dans Broadway nous voilà ! au TMR à Montreux. Toujours en 2017 une première musicale au Bicubic de Romont avec Bourvil c’était bien. Encore un spectacle musical en 2018, Y n’faut pas s’mettre en colère au P’tit Music’Hohl à Genève. De nouveau au TMR elle incarne Madame Barnier dans Oscar, Odille pour Les Amis du Placard et la mère de Leonardo da Vinci à l’Orangerie dans Io Leonardo en 2019. En savoir plus…

Daniel Nasr, Clemenceau, a fait ses premiers pas au théâtre en 1964, en amateur au Théâtre de l’Escalier à Nyon. Il y jouera notamment Musset et Goldoni tout en suivant un cours élémentaire et un stage professionnel intensif. Il poursuit par une animation et un atelier-théâtre au Centre de loisirs de Nyon. De 1982 1984 il suit une formation d’art dramatique dispensé par Roland Jay et ses professeurs, ainsi que divers stages de Gérard Demierre. En 1981, il crée la Réplique de Champtaure (Champtauroz de 1981 à 1985 puis Payerne de 1986 à 2010). Il fait partie aussi du GTA à Avenches de 1982 à 1985 et joue dans Les  Cérémonies  de l’Aube de Carlos Fuentes dans les Arènes en 1983. Dès 2012, il entre au TAP de Prangins puis au GAR de Rolle en 2018. C’est en 2019, qu’il crée le Théâtre du Miroir avec Gil Pidoux. Durant ce demi siècle, il joue dans 35 œuvres de Cervantès à Ramuz en passant par Shakespeare, Jules Romains (rôle de Knock), Courteline, Dürrenmatt, Cocteau, F. Sagan, Jean-Michel Ribbes et aussi dans Un air de Famille de Bacri et Jaoui. Il signe plus de 25 mises en scène dont La Débauche de Marcel Achard, l’Assemblée des Femmes d’Aristophane en 1999 dans la cour de l’Abbatiale de Payerne, Hotel des deux Mondes de E.-E. Schmidt et Théâtre sans Animaux J.-M. Ribbes.

Sonia Müller, Clothilde, comédienne, chanteuse lyrique, a commencé son parcours à 10 ans dans un spectacle musical Le Paresseux (rôle de la fée). Fait partie du Groupe théâtral d’Avenches dès 1969. Elle y jouera jusqu’en 1989 (Molière, Feydeau, Obaldia,) et participera aux  spectacles  Davel (1976) et Divico (1988) dans les arènes. En 1984, elle met en scène Noces de Sang de Federico Garcia Lorca, où un jeune de 20 ans, Vincent Perez, décide de se lancer dans la comédie. En 1980, des cours de chant au Conservatoire de Fribourg lui ouvrent la porte du lyrisme. Après le Duo des chats de Rossini, à la Revue d’Avenches, elle chantera dans les chœurs de l’Opéra de Fribourg et de l’Opéra de Lausanne ainsi qu’à l’Opéra des arènes d’Avenches Mozart, Puccini, Monteverdi, Verdi, Bellini, Bizet, Gounod et Offenbach. Co-fondatrice du Théâtre du Miroir.

Chantal Huguet, assistante de mise en scène …oui, c’est bien elle qu’on a vu jouer Melissa dans Love Letters en automne 2019, déjà au Beaulieu, à Payerne, avec le Théâtre du Miroir. Cette fois, elle assiste le metteur en scène, fonction qu’elle a parfois remplie dans le passé. Rappelons qu’elle a suivi divers stages donnés par Gérard Demierre (bases de la commedia del arte), Jacques Gardel (spectacle de rue), Augusta Boal (Théâtre de l’Opprimé), le mime Amiel (stage de cirque), ainsi que des cours d’improvisation et d’expression orale (Ligue de La Tour-de-Peilz, Le Corporal). Co-fondatrice, avec Daniel Nasr, de La Réplique de Champtaure en 1981 (la troupe sera payernoise de 1986 à 2010). Elle y joue dans Les Jours Heureux Cl.-A. Puget, Treize à Table de M.-G. Sauvageon et Rêvalité, montage poétique et théâtral. Si elle joue aussi au Théâtre de l’Ecrou à Fribourg dans Les Larmes du Crocodile de Tenessee Williams, Chantal sera notamment active au Groupe Théâtral d’Avenches. Elle réalise diverses animations et mises en scènes .